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Un vol en Z qui passe par l'Inde et finit à Dubai...

  • 4 avr. 2018
  • 4 min de lecture

Un épisode Dubai en 2 temps (et en 2 jours) :

Chap.1 - le voyage par les airs et l'arrivée

Changement de décor avec les litanies du muezzin, les tours à perte de vue et le vent marin sec et frais que l'on arriver à percevoir après une nuit et une journée bien chargées.

L'avion, nous avions "convenu" que nous ne le prendrions qu'une fois lors de notre trip. Mais on en a profité un max : 3 vols, 2 escales, 30h de voyage pour un Bangkok - Dubai en passant par Dehli et Kochi ; un rapide mais amusant aperçu de l'Inde sur Air India et ses currys au dîner, petit dej et déjeuner, après le pacifisme doucereux des thaïs, les embrouilles hautes en couleurs entre indiens (1 dans l'avion avec l'hôtesse et une autre à l'aéroport de New Dehli pour une ouverture de ligne de scan bagages) et les gamins qui hurlent sous le regard bienveillant de leurs mères (!)... On arrive exténués à Dubai, visas à l'arrivée gratuits expédiés en 5 min chrono (avec tampon et code barre pour nous permettre de passer à Oman sans payer les visas si nous parvenons à le faire avant le 21 mars - nous sommes le 18, chaud chaud !) et nous expérimentons à l'arrivée le service médical de l'aéroport : Manu a une cheville (+ pied / mollet) qui a doublé de volume (celle qu'il avait blessée lors d'une petite chute à scooter) et ne parvient plus à marcher :))… Confiants, ils soignent et bandent en nous disant que dans 3 jours, ce sera fini et que cela arrive souvent aux gens qui ont beaucoup passé de temps en mer. Pas compris pourquoi et eux non plus visiblement, mais c'est un savoir empirique… auquel on se doit de croire ! En attendant, nous voilà avec 2 sacs à dos bien chargés, 3 zombies et 1 estropié, ça claque !

Les filles gèrent super bien cette "nuit" multiple de sommeils entrecoupés, films, repas, décollages et atterrissages à la grande joie de Pénélope, qui, surprise par l'accélération du 1er avion, s'écrie à pleins poumons dans la cabine - à destination du pilote vraisemblablement - "attendez ! J'ai pas fini d'attacher ma ceinture !" et maniera de main de maître sa tablette, son store et ses plateaux repas.

Arrivés sans encombre à l'hôtel (très chouette, piscine sur le toit, personnel adorable) en taxi, on retrouve notre partenaire de dédouanement pour faire le point et donner les papiers pour débuter les démarches le lendemain matin : nettement plus simple en face à face que via des mails qui ne répondent jamais à la totalité des questions ! Nos correspondants sont sympathiques et semblent sérieux. Ils sont confiants, nous devrions pouvoir régler la sortie de prison de Charlie Popette pour le 20 mars matin (notre objectif étant de passer la frontière avant la réforme des visas omanais le 21… pas tellement de mou dans le planning!).

Puis shopping Carrefour (la fête !), piscine avec maître nageur attitré qui, très impressionné par les prouesses aquatiques de Pénélope, souhaite les montrer à son élève du soir ! Diner yéménite super bon et beaucoup trop copieux chez Zamzam.

Chap. 2 - Aperçu de Dubai et... Course contre la montre !

Dubai la ville "LA PLUS"… la plus grande, haute, riche, belle (hum!), bling bling, prestigieuse, propre, luxueuse… la ville des challenges, ou plutôt des records. Tout ceci donne une ville tout sauf belle (ce n'est qu'un avis de visiteurs d'un soir - ou 2), impressionnante oui, mais sans identité décelable (à part peut être dans le vieux Dubai qui a la douceur d'un port et le charme des ruelles bordéliques du sud - encore faut il oublier les prises d'otages insupportables dans le souk… les filles accueillies avec un "ahhhh little Shakira" bien rôdé et vicieux pour prendre les gamins dans le jeu du "achète sinon le gosse va pleurer". Il est agréable d'ailleurs de constater que nos filles, qui sont des consommatrices nées, sont carrément réfractaires à ces méthodes :)).

Une ville qui accentue les contrastes, les inégalités, cosmopolite ça oui et bâtie sur cette variété de peuples, mais qui laisse chacun à une place bien déterminée : le balayeur balaie, le serveur sert et pousse à la conso, le mec de l'entrée accueille et en fait des tonnes, et la couleur et la nationalité de chaque "niveau" ne varie guère d'un établissement à un autre, c'est frappant et, même si tout le monde est souriant et chaleureux, déprimant.

Comme nous aimons le grandiose, nous avons tout de même aimé aller voir Bourj Khalifa (qui, du haut de ses 800m va bientôt être dépassée par une tour en construction qui attendra les 1000… pffff on n'arrive même plus à les prendre en photo de plein pied ces bâtiments qui touchent le ciel !) et apprendre sur la construction de cet édifice, en particulier les ondulations du vent induites par la forme de la tour (une base en fleur à 3 feuilles).

Nous avons donc traversé le Dubai Mall (rien que le concept de visiter des malls est ahurissant pour nous!!) et apprécié l'aperçu que l'on a de l'aquarium géant (tout est impressionnant et surdimensionné).

En même temps, c'est tout ce que l'on aura pu voir de Dubai, car, cette journée qui devait être celle de toutes les démarches administratives - qui devaient se réaliser sans notre concours- pour assurer la sortie de Charlie Popette du port tranquillement le lendemain matin, sera sur ce plan une journée de perdue. L'annonce de 2 nouvelles formalités (assurance et taxe - cf post suivant) et l'inertie de notre partenaire (qui nous amènera contracter une assurance à 16h, heure à laquelle toutes les entreprises ferment leurs portes !), nous obligeront à tenter le tout dédouanement, assurance, déchargement et passage de frontière omanaise pour bénéficier de la gratuité du visa (qui prend fin le 21) dans la seule journée du lendemain, le 20 mars ! V'la le challenge !!

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